Gélules, comprimés ou poudre, que choisir ?

Dernière mise à jour : 2 août


Cette question revient souvent aussi bien au travers des clients et consommateurs de compléments alimentaires que via des prescriptions de thérapeutes. Mais se pose-t-on toujours la bonne question ? Dernièrement, un de mes clients me disaient qu'une infirmière lui aurait indiqué que "la poudre était moins efficace qu'un comprimé". Qu'en est il réellement et sur quel élément peut-on se baser pour affirmer une telle chose ?

Encore des idées fausses

Il convient une nouvelle fois de dénoncer certaines idées fausses et essayer de structurer un raisonnement. Prétendre qu'un comprimé ou une gélule marche mieux qu'un produit se présentant sous forme de poudre ne repose sur rien. Et que dire lorsque la gélule contient de la poudre... Une réflexion intelligente consiste à d'abord définir des objectifs thérapeutiques puis, à choisir une forme galénique appropriée à la situation et tenant compte de la situation de la personne à traiter. Et dans cette logique de réflexion, il faut aborder à un moment ou un autre la principale question, celle de la biodisponibilité du produit.


Quelques exemples concrets

Si je souhaite soutenir mes articulations et que je me tourne ainsi vers du collagène marin, quel sera le support le plus efficace : 4 gélules d'hydrolysat de collagène dosées à 300mg comme le propose un grand nombre de laboratoires ou 3 cuillères à café d'un hydrolysat de collagène, en poudre, apportant 15 grammes par jour ? On voit bien au travers de cet exemple que la poudre permettra un apport massif inégalable par les gélules à moins d'en avaler 40 par jour. Idem pour la magnésium ou la vitamine C. Comment, en effet, pouvoir absorber 10 grammes de vitamine C par jour si je dois les prendre sous forme de tablettes ou de gélules dosées à 500mg ? Comment arriver à prendre 300g de magnésium par jour si je me limite à des gélules de magnésium marin ou à un citrate de magnésium. Je vous renvoie à un précédent article intitulé "Le magnésium, oui mais lequel?" où je vous indique la charge minérale de certains sels de magnésium. Il n'est donc pas possible d'avaler un trop grand nombre de gélules ou comprimés, ne serait ce que d'un simple point de vue de digestion.


Excipients, additifs et tutti quanti...



Excipients, additifs, antiagglomérants, supports, agent de glaçage, enrobage, support de la gélule, agents de charge, liants... et un raton laveur... Quant aux personnes qui optent pour une gélule végétale, qu'elles ne se croient pas mieux protégées. "Végétal" ne veut pas dire "naturel" et à bien y regarder, il vaut mieux un certain nombre de fois choisir une bonne gélule animale qui sera beaucoup moins toxique que certaines gélules proposées par des laboratoires peu scrupuleux. Toutes ces substances nécessitent une élimination rénale et hépatique et nos organes n'ont absolument pas besoin d'être surchargés. Alors, la poudre au final peut s'avérer bien avantageuse...


Objectif thérapeutique et biodisponibilité

Ce sont les critères principaux et indispensables à tout choix. Suivant ma situation, quelle est ma recherche et quels sont mes objectifs ? Par quel moyen les atteindre ? Ce qui suppose de réfléchir au dosage du produit naturel que je souhaite prendre et à la quantité qu'il va en rester après la digestion et pénétrer ainsi à l'intérieur de ma cellule. Je travaille actuellement sur un projet d'un nouveau complément alimentaire sous forme de poudre liposomale. Et oui ! Cela existe et permet de concilier les impératifs de la meilleure biodisponibilité en réduisant considérablement la quantité d'excipients et additifs, véritables poisons pour l'organisme. Et en plus, le coût final du produit s'en trouve réduit. Que demander de mieux ?

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