La santé passe par les intestins

Dernière mise à jour : il y a 4 jours

Les intestins passent pour le second cerveau du corps humain et la connaissance de cette partie du tube digestif est devenue très à la mode, au point d'en faire un bestseller. On prête à Confucius la citation suivante : "Le sage est celui qui ignore ses intestins." Approche visionnaire quand on connait l'impact du stress sur nos boyaux... Cet article vise avant tout à informer sur les conséquences d'une antibiothérapie et sur la manière de remettre de l'ordre dans le fonctionnement intestinal.



Interaction ventre et cerveau © - 2014


Quelques rappels au sujet des intestins

Notre microbiote intestinal est formé de 10 puissance 14 bactéries, soit 10 fois plus que le nombre de cellules du corps. La surface des intestins est comparable à celle d'un terrain de football. Véritable complexe énergétique, nos intestins digèrent la cellulose, mais veillent aussi à maintenir en alerte notre système immunitaire et sont une fabrique de vitamines.


L'action des antibiotiques


Crédit : iStock

Ils ont une double action sur nos intestins, à la fois sur le contenant et sur le contenu de ceux-ci.

Action sur le contenant

Ils fragilisent la structure des intestins dont la paroi est déjà rendu fragile par notre mode alimentaire et notre mode de vie. De plus en plus d'aliments non digérés viennent altérer la muqueuse qui va devenir perméable. On assiste alors à une altération des jonctions serrées qui maintiennent l'intégrité de la muqueuse intestinale


La conséquence à court terme est d'empêcher les intestins de jouer leur rôle de filtre, les reléguant progressivement à une simple fonction de vieille passoire... En temps normal, seuls l'eau et les ions pénètrent dans le milieu intérieur. Avec une perméabilité de la muqueuse, les grosses molécules (en plus des petites) vont pénétrer le milieu intérieur entraînant une accumulation de molécules non digérées et non digestives dans la matrice extracellulaire. Résultat certain : l'encrassement. L'absorption des antibiotiques en sera modifiée tout comme celle de nos aliments avec son cortège d'intolérance alimentaire ou d'allergies. Mais l'histoire ne s'arrête pas là : L'encrassement se traduit par un resserrement des pores de la matrice extracellulaire empêchant l'arrivée des nutriments à la cellule. Mais, comme je l'avais déjà souligné dans un précédent article, la matrice extracellulaire est l'interface avec la cellule, elle se charge non seulement de lui apporter des aliments, mais elle transporte aussi les toxines vers les émonctoires. Impossible d'assurer une telle opération avec un tel encrassement, d'autant plus que dans cette situation, même les antibiotiques non digérés passeront la barrière intestinale, sans que l'on puisse en mesurer les effets.


Action sur le contenu des intestins

En modifiant la qualité du microbiote intestinal, les antibiotiques influent sur la qualité de la réponse immunitaire. Reste à savoir sur quel terrain et sur quelle base ou profil bactériologique, cette influence se fait sentir. On notera au passage qu'une naissance par césarienne induit une prédominance d'une flore bactérienne de putréfaction, alors qu'une naissance vaginale permet d'obtenir une flore intestinale proche de sa mère. Idem pour ce qui concerne l'alimentation du nourrisson, le biberon entraînant une prédominance d'une flore de putréfaction, l'allaitement offrant une flore de fermentation. Toute prise de médicaments induit une modification du microbiote intestinal. 45% des gastralgies sont en fait liées à une insuffisance de chlore, nommée hypochlorhydrie. Il est donc totalement inutile de se précipiter sur les antiacides, médicaments ou produits naturels tels que le bicarbonate de soude. Les résultats de ces produits sont désastreux puisqu'ils vont alcaliniser l'estomac, détruisant ainsi les enzymes digestives et induisant une prolifération des bactéries de putréfaction, des champignons et levures.


Comment réparer ses intestins ?


Agir sur la paroi intestinale

Il convient de reconstruire les jonctions serrées en fournissant à la cellule de la L-Glutamine, véritable aliment de l'entérocyte. La bonne santé de la paroi repose sur un apport d'enzymes digestives pour éviter que les aliments non digérés continuent à agresser la muqueuse et à maintenir la perméabilité de l'intestin.


Agir sur les dysbioses bactériennes ou mycosiques

(c)phytextra


L'idéal serait de déterminer de manière précise si on est en présence d'une dysbiose bactérienne ou mycosique. L'extrait de pépins de pamplemousse et certaines huiles essentielles telles que la girofle ou la cannelle donnent des résultats intéressants. On trouve des mélanges d'huiles essentielles en gélules gastro-résistantes offrant efficacité thérapeutique et confort d'utilisation comme le Biotix. Il est impératif de reconstruire la flore intestinale en privilégiant les ferments lactiques: jus de légumes lactofermenté, ferments lactiques à plusieurs souches documentées (au moins 6 souches pour ne pas déséquilibrer la flore). Eviter le recours aux levures, notamment l'ultra-levure, source de mycoses. En temps normal, les champignons sont neutralisés par les bonnes bactéries au sein de l'intestin et verront leur champ d'action limité par une gangue ou une coque. Mais cette" carapace" est détruite par les antibiotiques et la libération du mycélium des champignons entraîne la destruction des jonctions serrées. L'influence s'en fera sentir sur les neuromédiateurs qui vont émettre des "messages " demandant du sucre à l'organisme. Or, le sucre est l'aliment de prédilection pour la croissance des mycoses. La modification des habitudes alimentaires s'impose en réduisant au maximum les viandes si on est en présence d'une dysbiose de putréfaction. Le sucre est à bannir, ainsi que l'alcool en cas de dysbiose due aux mycoses ou dans dans les situations de dérèglements intestinaux mixant les mycoses et un excès de flore de putréfaction. On n'oubliera pas non plus l'état de la dentition qui influe sur la production et l'équilibre des enzymes digestives depuis la bouche et la salive. Deux produits intéressants sont à mettre en avant dans tous les traitements : le Synertrophic et Digilancele.


Résumé et conclusion

Réparer, c'est bien, mais avant tout, il faut poser le bon diagnostic. En présence de brûlures d'estomac, il faut être certain qu'elles sont dues à un excès d'acidité, ce qui est loin d'être toujours le cas. Le test du bicarbonate de soude permet de s'en assurer (1 cuillère à café bombé, à jeun le matin doit vous faire roter en moins de 2 minutes). Le recours systématique aux métaux alcalins est une erreur majeur. N'hésitez pas à trouver un thérapeute pratiquant des tests de perméabilité intestinale ainsi qu'aux tests urinaires et au bilan microbiotique par coproculture. Il convient en effet d'identifier avec certitude le type de dysbiose à laquelle on est confronté( bactérienne, mycosique ou mixte). Elles ne se traitent pas de la même manière. Un dysfonctionnement intestinal fait le nid des intolérances alimentaires qui se transforment en allergie. Puis, de l'allergie, on peut passer à la maladie auto-immune pouvant dériver au stade tumoral. Alors, restez attentif et veillez à soutenir vos intestins, clef de la bonne santé.

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