Le tissu conjonctif : un oubli de la médecine



UN TISSU ESSENTIEL POUR LE CORPS

La médecine définit, de manière très restrictive le tissu conjonctif comme "le tissu de remplissage et de soutien". Mais, cette définition, relègue ce tissu à un rôle subalterne. Pourtant, ce tissu reliant tous nos organes, pourrait se révéler être bien plus important, voir même primordial et essentiel au fonctionnement de l'organisme. Au final, ne serait il pas la base fédérative à la bonne marche de tous nos organes?


Définition du tissu conjonctif

Une première constatation s'impose : Dans le classement des spécialités pharmaceutiques et dans le classement des familles thérapeutiques, le tissu conjonctif n'est pas évoqué... Un oubli ( un de plus) dommageable quand on sait que les allergies et la dermatologie, par exemple, touchent à 90% le tissu conjonctif... Les rhumatismes sont une affection du conjonctif et la maladie d'Altzheimer se manifeste par un dépôt de protéine dans le tissu conjonctif cérébral... La médecine, dans son organisation compartimentée et verticalisée, passe une nouvelle fois à côté de l'essentiel en oubliant que l'organisme est un système ouvert où tous les organes sont interdépendants et ont des fonctions se recoupant dans le tissu conjonctif.

La cellule, le liquide intercellulaire et le tissu conjonctif

On peut considérer le tissu conjonctif comme une substance fondamentale, dans l'espace extracellulaire baignant chaque cellule: une véritable "éponge métabolique" dans laquelle baigne tous nos organes. De ce fait, le tissu conjonctif n'est pas seulement un élément de remplissage et de soutien, mais un véritable système de nutrition, de régénération des cellules, ainsi qu'un intermédiaire et messager des activités nerveuses et humorales. C'est en effet au sein du tissu conjonctif que les nerfs et les vaisseaux ont un rapport avec la cellule. Le tissu conjonctif devient "l'interface" incontournable entre les organes, les cellules, les molécules, les nutriments, les vitamines, les hormones... Présent partout, entre tous les organes et toutes les structures ,le tissu conjonctif accompagne les capillaires et constitue le tissu interstitiel. Toute modification de cette substance fondamentale entraîne des conséquences sur les organes. L'exemple du tissu conjonctif osseux

La caractéristique du tissu conjonctif est de s'adapter aux nécessités "locales" afin de pouvoir jouer un rôle optimal. C'est ainsi, qu'au niveau osseux, en cas de fracture, il va venir remplir les deux morceaux de l'os fracturé. Si les conditions antiseptiques ou de nutrition ne sont pas suffisantes, ce tissu conjonctif n'évoluera pas et le cal osseux ne se formera pas. Dans le cas contraire et avec immobilisation, on assistera à la formation d'un cal fibreux puis à une ossification. Sans immobilisation, le tissu conjonctif évoluera d'une manière différente sous une forme proche d'un cartilage. On voit bien, au travers de cet exemple, que le tissu conjonctif est un véritable terrain, creuset de la formation et du fonctionnement des organes. De la qualité de ce "terrain" va dépendre ce qui va y pousser, à l'instar d'une culture sur un sol...

La régulation "interne" du tissu conjonctif

Le fonctionnement général du corps humain (anabolisme, catabolisme, nutrition...) influe sur le tissu conjonctif. Trop de lipides, par exemple, entraine une accumulation dans les adipocytes mais va également accroitre le collagène et donc modifier la structure du tissu conjonctif. Certaines protéines vont agir de même en s'accumulant dans l'organisme et en se combinant à d'autres substances (amyloïde et neuropathie...) On assiste alors à un encrassement du tissu conjonctif pouvant entrainer des inflammations ( artérites, coronarites...). Le tissu conjonctif se régule en interne afin de faire face à touts ces modifications au moyen deux actions:

  • les vésicules matricielles

Issues des fibroblastes, elles sont détruites dans le tissu conjonctif en libérant de nombreuses substances telles que enzymes, cytokines... Elles participent à l'équilibre général du tissu conjonctif, notamment à son niveau d'acidité (ces vésicules sont riches en phosphatase alcaline).

  • La leucocytolyse

Le tissu conjonctif est le premier lieu d'élimination des globules blancs, bien avant même le foie ou la rate. Lors de modifications physicochimiques du tissu conjonctif, une cytolyse (destruction de cellules) survient dans le tissu conjonctif et les leucocytes ainsi répandus dans la substance fondamentale servent de tampon contribuant à maintenir l'équilibre interne ou homéostasie.

Tissu conjonctif et cancer

Les cellules tumorales produisent des vésicules matricielles riches en substances altérant le tissu conjonctif. On constate la présence, proche de la tumeur, d'une eau libre au lieu et place d'un gel structuré de protéoglycanes. Cette eau libre est en fait, une solution d'acide hyaluronique, composante essentielle et ancestrale du tissu conjonctif de l'être humain. On notera que la chimiothérapie entraine obligatoirement une altération du tissu conjonctif. Pourtant, sa surveillance et son maintien ne sont toujours pas abordés par la médecine officielle... Certaines substances oncogènes perturbent l'information délivrée par le tissu conjonctif induisant le non-contrôle de la cellule tumorale.


Structure du tissu conjonctif

La substance fondamentale peut se résumer à une longue molécule d'acide hyaluronique à laquelle s'accroche les protéoglycanes. Ces dernières sont hydrophyles et vont attirer des molécules d'eau sous forme de cristaux liquides( eau liée) et d'eau circulante. Le collagène et l'élastine maintiennent ce réseau gorgé d'eau pour former le tissu conjonctif. L'eau liée sert de support d'informations. L'eau libre est un lieu de production de réactions biochimiques et énergétiques. Le tissu conjonctif peut se structurer en zones fibreuses (tendons, fascias...) ou en organes (les os). Le tissu conjonctif est réparti dans tout l'organisme et va réagir à toute stimulation reçue et se modifier en conséquence, même sur des zones éloignées du point de départ du lieu de l'information enregistrée (exemple d'une piqûre...). Une mauvaise cicatrisation peut ainsi entrainer des perturbations surprenantes du fait des répercussions subies et transportées par le tissu conjonctif. C'est ce qu'a très bien compris la Médecine Energétique Chinoise via les méridiens...

Choc physique, choc moral et tissu conjonctif

Véritable éponge métabolique, le tissu conjonctif et la substance fondamentale sont sensibles aux variations et modifications de leurs milieux. Les chocs émotionnels perturbent "notre chimie intérieure" et s'enregistrent dans notre tissu conjonctif. Pas étonnant alors, que les mauvaises émotions viennent détruire notre structure, y compris osseuse. Certains thérapeutes se plaisent, avec efficacité, à traîter les "bleus à l'âme" en même temps que les traumatismes physiques. Notre mode de vie et tout ce qui l'accompagne agit sur la composition et la solidité de notre tissu conjonctif et induit donc, de ce fait, une potentialité de maladie via cet acteur "oublié" de la médecine académique

3 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout