L'eau de mer, carburant de l'organisme

Dernière mise à jour : 14 août


René Quinton, biologiste.


René Quinton a démontré, en 1904 l'analogie physiologique entre notre milieu intérieur et le Plasma Marin. Grâce à ses travaux et recherches, le plasma marin a été reconnu, jusqu'à une date récente, comme médicament et inscrit comme tel, au dictionnaire Vidal. Sous l'impulsion de certains laboratoires, le plasma marin revient au devant de la scène et essaye de reconquérir la place qu'il n'aurait jamais dû quitter. Il est donc temps de faire mieux connaissance avec les produits tirés de l'eau de mer et de comprendre comment ils peuvent contribuer au bon fonctionnement du corps humain.


La chimie de l'eau de mer


La composition de l'eau de mer

L'analyse chimique de l'eau de mer met en évidence les éléments suivants par ordre décroissant : - chlore, - sodium, - sulfate, - magnésium, - calcium, - potassium. Chlore et sodium s'associent pour former le sel, on voit donc que le troisième élément le plus important en quantité est le soufre, bien avant le magnésium et calcium. Je signalais déjà dans mon livre "Minéraux et Corps Humain , le lien simple" ces 6 électrolytes comme supports essentiels de l'organisme. Six ions majeurs composent donc plus de 99% des sels minéraux dissous dans l'eau de mer.

Et le restant ?

Les études scientifiques récentes mettent en évidence plus de 78 ions présents dans l'eau de mer, ce qui en fait donc une solution "multiminérale"

Mais pour que cette richesse soit utile à l'organisme, encore faut il que celui-ci puisse assimiler tous ces ions, ce qu'on nomme "biodisponibilité". Il nous faut donc revenir sur le système digestif et son lien avec l'eau de mer.


Le tube digestif, une zone frontière et d'échange

Le corps humain dispose d'un certain nombre de frontières. La peau et les poumons sont connus pour ce rôle mais, on peut aussi citer l'arbre génito-urinaire et également le tube digestif. En fait, le tube digestif est une structure cylindrique visant à multiplier la surface d'échanges. Sa superficie avoisine celle d'un terrain de football et elle est entièrement recouverte de deux couches de mucus.


Le mucus digestif

Ce mucus va se fixer grâce à des muco-polysaccharides nommés le glycocalix. C'est un élément présent chez tous les types cellulaires eucaryotes qui propose une protection à la membrane externe de la cellule. Il est hydrophile et va créer un environnement hydrique autour de la cellule. Son rôle dépend donc de notre eau intérieure.

2 couches de mucus se trouvent dans l'organisme, la première très dense au contact avec les bactéries présentes dans le tube digestif et ses sécrétions ; la seconde étant une couche interne qui protège directement les entérocytes, cellules de l'intestin. Le glycocalyx agit donc comme une interface entre ce qui n'est pas nous et ce qui est nous. Son caractère hydrophile lui confère une place de choix pour faire le lien entre le milieu intracellulaire et la matrice extracellulaire. Or, dans le corps humain, qui dit eau dit eau salée, d'où l'importance des travaux de René Quinton.


Eau, eau de mer et corps humain

Il existe une réciprocité entre la cellule et son environnement. L'eau de mer constitue le système de régulation primaire de l'être unicellulaire et on retrouve cette même composition ionique dans l'espace extracellulaire des organismes supérieurs. Chez l'Homme, l'environnement de la cellule forme une substance fondamentale qui est aussi responsable de son expression génétique. La matrice extracellulaire est donc agissante sur la cellule. L'encrassement ou la déshydratation de l'espace extracellulaire va donc modifier la sécrétion du mucus par les cellules intestinales. Ce qui aura pour conséquence de rendre perméable la paroi intestinale engendrant ainsi la poursuite de l'encrassement du milieu interne de l'organisme. Les protéines seront alors mal digérées par insuffisance enzymatique ou pénétration de bactéries toxiques ou de mycoses.


L'intérêt thérapeutique du plasma marin


Plasma Marin - © Jupiter


René Quinton utilisait l'eau de mer en injection sous cutané, directement dans la matrice extra-cellulaire permettant ainsi son lavage et son hydratation. Une accumulation de mucosités pathogènes ou son défaut d'hydratation entraîne des modifications de structure du compartiment extra-cellulaire, induisant ainsi une baisse de sa capacité de nutrition et de communication. Véritable tamis moléculaire, cette substance fondamentale a également un rôle de mémorisation des intoxications du terrain. La circulation de l'information dépend donc de la perméabilité intestinale et membranaire ainsi que de la concentration des minéraux (sodium, potassium, calcium, magnésium, soufre...) dans cette matrice. Toute modification, même minime, peut avoir ainsi des répercussions importantes.


La véritable nature de l'eau de mer

On considère, à tort, l'eau de mer comme une solution saline. Mais, si l'eau de mer n'était que de l'eau contenant des ions, on devrait pouvoir la reconstituer en laboratoire. Cette opération est en fait impossible, car l'eau de mer contient 300 milligrammes de substances organiques par litre. Cette partie organique, équivalente aux acides humiques nécessaires à la vie disparaît en cas de chauffage. Elle constitue toute la richesse de l'eau de mer et permet à l'eau de se structurer en domaine de cohérence lui conférant ainsi son pouvoir d'information, de mémorisation et sa biodisponibilité. L'eau de mer est donc une solution colloïdale et non saline. Il devient alors inutile et stérile d'essayer d'opposer l'eau de mer à usage thérapeutique à l'utilisation du sel sur la langue... L'analogie et les similitudes de l'eau de mer avec les liquides de la matrice extracellulaire permettent aux 78 ions présents dans l'eau de mer de s'incorporer aux mucines de l'organisme et de se trouver en solution. Le passage de la membrane cellulaire se fera donc plus facilement grâce à la présence d'une "eau cohérente". Car un ion dans une structure aqueuse non cohérente ne pourra pas être absorbé sans ligands et transporteurs, induisant ainsi un effort énergétique de l'organisme.


Quelle eau de mer et pourquoi ?

La vie repose sur une bonne qualité de nos eaux intérieures ainsi que sur un tissu conjonctif sain. Auguste Lumière disait:" L'état colloïdal conditionne la vie, la floculation, la maladie et la mort." Or toute déshydratation favorise la floculation et dans cette situation, le rein ira puiser l'eau dont il a besoin dans le colon. On imagine ainsi facilement les conséquences sur le fonctionnement général de l'organisme. Le plasma marin s'avère donc être un allié de choix pour soutenir le corps. L'eau de mer isotonique a la même concentration moléculaire que le plasma sanguin et sera utilisée sur le long terme et notamment en cas de maladies chroniques. Le plasma marin hypertonique est quant à lui 3 fois plus concentré et sera donc à privilégier en cas de déminéralisation pour un traitement intensif et de courte durée ou même en cas de pratique sportive intensive. L'eau de mer et ses dérivés plasmatiques trouvent donc toute leur place dans un arsenal thérapeutique mais aussi comme simple outil d'accompagnement au bien-être. Cette solution offre une excellente biodisponibilité et permet de recharger le corps humain d'un ensemble de minéraux sans que ceux-ci n'entrent en concurrence. N'hésitez donc pas à l'utiliser tout en veillant à choisir des produits de qualité. Source : Docteur Marc François Paya



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