Mieux connaître la fibromyalgie


Malgré les avancées en matière de recherches médicales et son identification somme toute assez récente, cette maladie reste souvent mal comprise et prise en compte de manière très inégale. Résultats : les patients soufrent à la fois des douleurs et de l'incompréhension de leur entourage familial, professionnel et quelquefois médical...



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En essayant d'y voir plus clair, on peut redécouvrir l'intérêt des produits naturels dans le traitement de cette pathologie, troisième cause de consultations en rhumatologie.

La fibromyalgie: définition

Cette pathologie n'a été reconnue comme maladie par l'OMS qu'en 1992. En France, elle est codifiée comme maladie que depuis 2006. Si normalement, une douleur n'apparaît qu'à partir d'une certaine pression sur les membres, les personnes atteintes de fibromyalgie la ressentent à très faible pression, de l'ordre de 24kg/cm2 au lieu de 42kg/cm2. Ces douleurs peuvent soit se localiser à la racine de certains membres (occiput, cou, épaules, omoplates, hanches, genoux...), soit être diffuses sur la moitié du corps ou sa totalité. C'est pourquoi on peut la nommer "douleurs chroniques disséminées". Mais cette pathologie s'accompagne d'une liste impressionnante de symptômes divers et variés :

  • tensions et raideurs des muscles,

  • troubles digestifs,

  • cystites,

  • troubles cardiaques,

  • troubles hormonaux,

  • anxiété et problèmes de sommeil,

  • jambes sans repos,

  • pertes de mémoire,

  • signes de vieillissement,

  • dérèglement du système neurovégétatif .

Cette liste n'est pas exhaustive et en 2005, on estimait que la maladie atteignait 2% de la population française. Mais les associations de malades, quant à elles, évaluent à 3 millions le nombre de personnes touchées en France.


À la lumière des dernières découvertes

Pendant très longtemps, cette maladie est restée dans "un brouillard médical", les patients traités comme des malades psychosomatiques. Mais, les dernières études mettent en évidence une réalité biologique, révélatrice d'une pathologie organique. On a pu ainsi constater :

  • une baisse de la force musculaire,

  • la présence dans le liquide céphalo-rachidien d'une substance messager de la douleur,

  • des excès de glutamate, molécule activant un récepteur responsable de la perception centrale de la douleur,

  • une baisse de la sérotonine et de la dopamine,

  • l'existence de marqueurs inflammatoires en hausse dans les muscles et le sang,

  • du stress oxydatif et la diminution des antioxydants au niveau sanguin et musculaire

  • un manque d'oxygène dans les muscles,

  • une faiblesse de la production énergétique des cellules et notamment au niveau des mitochondries,

  • un niveau de protéines nécessaires à la combustion des sucres et à la réparation des fibres en diminution.




En résumé

On constate une baisse de la force musculaire avec des altérations des tissus, une production énergétique insuffisante, le tout accompagné d'inflammations et d'oxydation. Le phénomène peut s'étendre via le sang, à l'ensemble de l'organisme et les douleurs sont augmentées par la surexcitation de certains neurotransmetteurs et la faiblesse d'autres dopamine et sérotonine notamment. Point d'orgue de la maladie : Le dysfonctionnement des neurotransmetteurs dérègle le sommeil qui ne peut plus devenir "réparateur". La maladie est donc multifactorielle et son traitement nécessite une action sur les douleurs bien évidemment, mais aussi sur le stress et le sommeil, sur l'énergie cellulaire et sur le nettoyage et la restructuration du tissu conjonctif. L'article suivant intitulé "Fibromyalgie, les solutions naturelles" vous livre quelques pistes pour sortir de ce cercle vicieux.

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